<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Au bout de Moi-m&#xea;me</title><link>http://paradoxa.canalblog.com/</link><description>Juste les maux de coeurs, les mots de t&#xea;tes et ceux qui vont avec.
Le concentr&#xe9; de bonheur de ces derniers temps et puis les petites peines d&apos;antan.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 21 May 2012 02:12:32 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>&quot;En ce temps l&#xe0; j&apos;avais vingt ans&quot;</title><dc:creator>Paradoxa</dc:creator><link>http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/12/26/11870112.html</link><category>Au jour le jour</category><comments>http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/12/26/11870112.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://paradoxa.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11870112/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/12/26/11870112.html</guid><description>&lt;p&gt;J&apos;y pense depuis hier soir. D&apos;&#xe9;crire ici. De me livrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Bachelet tourne &#xe0; fond sur Deezer. Papa &#xe9;coutait et &#xe9;coute toujours ce chanteur. Cela me rappelle notre famille, mes fr&#xe8;res et sœurs vautr&#xe9;s dans la canap&#xe9;, ados boutonneux et moi, petite gamine de deux ans, avec mes couettes et mes lunettes, qui sautent sur eux. Je me souviens de ce super No&#xeb;l, je devais avoir.. Six ans. Papa No&#xeb;l m&apos;avait offert la maison&amp;nbsp; Playmobil du style XIX&#xe8;me si&#xe8;cle. Papa et GrandFr&#xe8;re avaient construit la maison pendant deux bonnes heures, ma GrandePetite Soeur &#xe9;tait tomb&#xe9; dans la sapin, car trop d&apos;alcool. Moi je riais tr&#xe8;s fort en jouant &#xe0; la poup&#xe9;e et &amp;quot;Papa, tu te dep&#xea;ches !!!!!&amp;quot; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois que Papa &#xe9;tait heureux. Maman aussi. Je les vois rire et je vois le bracelet que Papa avait offert &#xe0; Maman. Je vois le sac que mes soeurs avaient eu et je vois le copain&amp;nbsp; de GrandeSoeur qui est aujourd&apos;hui son mari. C&apos;&#xe9;tait il y a quinze ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GrandFr&#xe8;re &#xe9;tait avec son amie, sa future femme, cette pute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No&#xeb;l a &#xe9;t&#xe9; difficile pour nous. J&apos;ai &#xe9;t&#xe9; travers&#xe9; de sentiments contradictoires pendant un mois. Redoutant le moment, excit&#xe9;e par le moment. Des pens&#xe9;es d&apos;adulte dans des envies d&apos;enfant. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;ai toujours ador&#xe9; No&#xeb;l, malgr&#xe9; le divorce, malgr&#xe9; la solitude de ma m&#xe8;re, malgr&#xe9; l&apos;&#xe9;loignement de mes fr&#xe8;res et soeurs. Parfois ils &#xe9;taient l&#xe0;, parfois non. Parfois j&apos;&#xe9;tais avec Papa, parfois avec Maman. Je n&apos;ai jamais &#xe9;t&#xe9; traumatis&#xe9; par ce va et vient &#xe0; No&#xeb;l entre mes parents. Certes, chacun a toujours voulu faire mieux que l&apos;autre, avec un net avantage pour mon p&#xe8;re. Mais Maman faisait toujours des cadeaux sentimentaux. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;ai pens&#xe9; &#xe0; mon GrandFr&#xe8;re tr&#xe8;s fort. Cela fait six mois qu&apos;il nous a quitt&#xe9;, qu&apos;il est parti. C&apos;est maintenant que j&apos;ai mal, c&apos;est maintenant que je me rends compte de ce que c&apos;est la mort. Je comprends aussi les notions de paradis et d&apos;enfer, voulues par les religions. Cela permet &#xe0; ceux qui restent de faire le deuil : si la personne d&#xe9;c&#xe9;d&#xe9;e &#xe9;tait aim&#xe9;, on esp&#xe8;re le paradis, un &#xe9;tat o&#xf9; elle sera mieux, plus &#xe0; l&apos;aise que nous. Nous, qui&amp;nbsp; sommes comme de cons &#xe0; pleurer et se rem&#xe9;morer les souvenirs, les photos, seules preuves de son existence pr&#xe8;s de nous. Et puis si on n&apos;aimait pas la personne, c&apos;est l&apos;enfer, vivre pire que nous sur cette Terre. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je comprends de mieux en mieux ces notions, c&apos;est tr&#xe8;s dur de se dire que mon GrandFr&#xe8;re n&apos;est plus rien, sauf de la poussi&#xe8;re dans une urne, que ce grand gaillard a &#xe9;t&#xe9; r&#xe9;duit en cendre, qu&apos;il est enterr&#xe9; dans un champs. Quand on se d&#xe9;tache du sentimental c&apos;est tr&#xe8;s dur de s&apos;imaginer tout cela. Je sais que mon Fr&#xe8;re est mort, mais je ne sais pas comment le vivre. J&apos;ai l&apos;impression que je peux le voir tout de suite, l&#xe0;, qu&apos;il arrive. Qu&apos;il va appeler Maman. Il me manque &#xe9;norm&#xe9;ment, sa place &#xe9;tait essentielle dans la famille. Il faut toujours un drame dans une famille pour que chacun se rende compte de la place des autres. C&apos;est triste mais c&apos;est ainsi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;&#xe9;tais seule avec Maman et son chagrin le 24 au soir. Je comprends mes soeurs qui fuient ce genre d&apos;entretien avec Maman. J&apos;ai eu le droit &#xe0; la panoplie de pleurs, de d&#xe9;sespoir. J&apos;ai tenu, je n&apos;ai pas craqu&#xe9;. Nous avons mang&#xe9; en tr&#xe8;s peu de temps mais des choses bonnes, puis nous avons regard&#xe9; des com&#xe9;dies et nous sommes all&#xe9;es nous coucher vers une heure du matin. Quelque chos de simple, pour ne pas oublier la peine mais pour la supporter. J&apos;ai pleur&#xe9; dans mon lit une partie de la nuit, en me disant que notre famille n&apos;avait pas de chance, je pensais &#xe0; ma m&#xe8;re, &#xe0; ces deux divorces, &#xe0; toutes les couleuvres aval&#xe9;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;ai pens&#xe9; &#xe0; mon ann&#xe9;e terrible, entre rupture, d&#xe9;c&#xe9;s et probl&#xe8;mes de sant&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;ai r&#xea;v&#xe9; de l&apos;AutreConnard cette nuit. Cela me tue de penser &#xe0; lui, &#xe0; tous les espoirs que j&apos;avais mis dans ce couple qui finalement a explos&#xe9; pour une histoire de cul qui dure. Ils s&apos;aiment, hein. J&apos;esp&#xe8;re qu&apos;il conna&#xef;tra un jour une vraie bonne douleur amoureuse, de celle qui vous consumme et vous bouffe de l&apos;int&#xe9;rieur, de celle qui fait que six mois apr&#xe8;s tu es toujours capable de lui p&#xe9;ter la gueule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&apos;un autre c&#xf4;t&#xe9;, je vis ma vie amoureuse tranquillement, comme bon me semble. J&apos;embrasse un peu qui je veux, je bois ce que je veux. Apperement je suis dans une relation depuis plusieurs mois. Mais je ne ressens rien, alors que le gar&#xe7;on m&apos;aime selon lui. J&apos;ai envie de m&apos;enfuir en courant, mais je ne sais pas, je reste, alors que je sais tr&#xe8;s bien que je suis en train de faire la conne, avec un tr&#xe8;s grand C. Je fais tellement la conne que j&apos;ai du dire au Gar&#xe7;on que je ne tomberais pas amoureuse. Et lui m&apos;a r&#xe9;pondu que ce n&apos;&#xe9;tait pas grave, je n&apos;avais qu&apos;&#xe0; faire semblant. Sauf que l&#xe0; je ne peux plus vraiment faire semblant. J&apos;erre compl&#xe9;tement. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;ai embrass&#xe9; le Tr&#xe8;s Bon Copain de l&apos;Homme qui me hante &#xe0; longueur de journ&#xe9;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;&#xe9;tais un peu pompette, l&apos;Homme, qui joue tr&#xe8;s bien le r&#xf4;le de mon meilleur ami, dansait avec moi, me touchait le dos, le ventre, me prenait dans ses bras. Le Tr&#xe8;s Bon Copain me regardait et demandait &#xe0; l&apos;Homme de lui faire un peu de place, pour qu&apos;il puisse m&apos;embrasser. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais pas pourquoi j&apos;ai accept&#xe9;. Peut-&#xea;tre pour prouver que d&apos;autres gar&#xe7;ons pouvaient me d&#xe9;sirer, pour montrer que j&apos;&#xe9;tais sur le march&#xe9;, que si l&apos;Homme n&apos;avait pas compris que j&apos;&#xe9;tais une fille, qu&apos;il comprenne. Je ne sais pas pourquoi j&apos;ai fais &#xe7;a. Je ne le regrette pas. Mais j&apos;envoie tellement de signes contradictoires &#xe0; l&apos;Homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout que nous en avons d&#xe9;j&#xe0; parl&#xe9; tous les deux. Qu&apos;il dit que non ce n&apos;est pas possible, que oui il est attir&#xe9; par moi, mais que non, car mon pass&#xe9;. Et surtout moi. Qu&apos;il est mon ami, et qu&apos;on doit faire attention &#xe0; ce qu&apos;on fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On s&apos;appelle tous les jours, il est capable de me d&#xe9;fendre,de d&#xe9;barquer chez moi n&apos;importe quand, on s&apos;organise nos petites sorties tous les deux, il s&#xe9;che des cours pour moi, je fais de m&#xea;me, je retarde un train pour aller le voir &#xe0; l&apos;hopital, j&apos;ai failli mourir de peur lors de cette op&#xe9;ration, je suis all&#xe9;e le voir la premi&#xe8;re avec son ami d&apos;enfance. Il a &#xe9;norm&#xe9;ment de charme, il est &#xe0; l&apos;aise partout, parle de tout et se perd dans des d&#xe9;bats philosophiques, a son groupe dont je suis l&apos;attach&#xe9;e de presse, il m&apos;a remise en selle dans mon engagement, il m&apos;a fait conna&#xee;tre des gens incroyables, on parle musique/ politique pendant des heures. Bref. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si m&#xea;me apr&#xe8;s une op&#xe9;ration difficile du cerveau, je le trouve mignon avec ses bandages partout, je suis dans la merde je crois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De toute mani&#xe8;re, hein, Paradoxa.&lt;br /&gt;Pas pour rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joyeuses f&#xea;tes &#xe0; tous !&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 26 Dec 2008 13:23:00 GMT</pubDate></item><item><title>De l&apos;alc&#xf4;ve de mes ambigu&#xef;t&#xe9;s</title><dc:creator>Paradoxa</dc:creator><link>http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/10/24/11082063.html</link><category>Au jour le jour</category><comments>http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/10/24/11082063.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://paradoxa.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11082063/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/10/24/11082063.html</guid><description>&lt;p&gt;Nous sommes tous l&#xe0;, chez moi, autour de deux trois cartons qui font table basse, je tente de faire &#xe0; manger, mais entre les bouteilles et la drogue, c&apos;est un peu compliqu&#xe9; de se faufiler vers le riz qui cuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis enfin install&#xe9;e chez moi, avec une belle terrasse, avec des meubles qui sont les miens, et je tente de faire le deuil de ma vie pass&#xe9;e. C&apos;est parfois un peu compliqu&#xe9;, surtout quand tout vous rappelle &#xe0; elle : votre m&#xe8;re malheureuse, des cartons ouvert avec des &amp;quot;je t&apos;aime&amp;quot; dedans, des tracts, des cours de l&apos;ann&#xe9;e derni&#xe8;re. Que vous vous souvenez parfaitement de ce que vous faisiez tel ou tel jour, les anniversaires que vous aimeriez oublier, les premi&#xe8;res fois aussi. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&apos;un c&#xf4;t&#xe9; les cha&#xee;nes de la m&#xe9;moire, de l&apos;autre l&apos;appel tr&#xe8;s fort de la vie nouvelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les amis, les soir&#xe9;es qui s&apos;encha&#xee;nent, le sport, les cours, toujours les amis, une nouvelle routine &#xe0; apprivoiser, savoir quand manger, quand dormir, &#xe9;couter son corps, toujours le sport, le baby sitting. Tout s&apos;enchaine et s d&#xe9;roule naturellement. D&#xe9;j&#xe0; un mois de cours, j&apos;ai tellement l&apos;impression d&apos;&#xea;tre en retard, et si je n&apos;y arrivais pas, si je ne pouvais pas r&#xe9;ussir. Est ce que j&apos;ai encore le droit au bonheur ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;ai du mal &#xe0; prendre certaines d&#xe9;cisions, qui je sais, seront s&#xfb;rement celles qui feront mon bonheur. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je couche toujours avec le m&#xea;me gar&#xe7;on, depuis maintenant trois mois. Je pense qu&apos;il est en train de s&apos;attacher, mais ce n&apos;est pas du tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Reprise du post quelques heures plus tard m&#xea;me jour)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je prends l&apos;habitude de ne pas &#xe9;crire d&apos;un jet, de ne pas me relire aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&apos;homme dans mon lit a finalement &#xe9;t&#xe9; vir&#xe9; parce que, je n&apos;en pouvais plus et je pense aussi que je m&#xe9;ritais mieux. C&apos;est tr&#xe8;s p&#xe9;teux, mais c&apos;est vrai. Et &#xe7;a c&apos;est &#xe0; cause de Bj. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu B. aussi et d&apos;autres. Cela passe, cela vient. Je reprends confiance en moi. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si je parlais de Bj dans un prochains posts ? On verra...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 24 Oct 2008 11:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Se combattre</title><dc:creator>Paradoxa</dc:creator><link>http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/09/27/10732954.html</link><category>Au jour le jour</category><comments>http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/09/27/10732954.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://paradoxa.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10732954/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/09/27/10732954.html</guid><description>&lt;p&gt;Y croire, se dire que c&apos;est encore possible, que non, je ne tombe pas dans la d&#xe9;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s&apos;est install&#xe9; chez moi, dans mes meubles, avec sa nouvelle copine. J&apos;ai du&amp;nbsp; mal &#xe0; y croire. J&apos;ai du tout d&#xe9;m&#xe9;nager, comme &#xe7;a d&apos;un coup, avec mes amis, mettre dans un garde meuble, fermer les yeux, et aller vivre chez mes amis. Je ne sais plus qui je suis. Je ne sais plus ce qui se passe. J&apos;ai trouv&#xe9; un nouvel appartement et je dois d&#xe9;m&#xe9;nager. Mais. Je suis bloqu&#xe9;e. Par les probl&#xe8;mes d&apos;argent par tout, je ne sais plus trop vers o&#xf9; je vais. Et cette rentr&#xe9;e qui arrive &#xe0; grand pas. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nouveau travail, nouveau chez soi. Vais je y arriver ? A tout savoir, &#xe0; tout contr&#xf4;ler ? Comment s&apos;est d&#xe9;j&#xe0; la vie quand on est seule ? C&apos;est quoi &#xea;tre seule chez soi ? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pleure pour tout, pour rien, &#xe7;a va et &#xe7;a vient, mais je pleure souvent. On se demande pourquoi les vannes sont ouvertes. Je lui en veux &#xe0; l&apos;autre Connard, si vous saviez comme je lui en veux. Je pense que je pourrais le broyer de me faire autant de mal, de continuer &#xe0; m&apos;enfoncer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les probl&#xe8;mes de frics aussi s&apos;amoncellent. Un gros trou &#xe0; combler avant l&apos;interdit bancaire. Encore heureux que j&apos;ai des amis exceptionnels, qui me soutiennent, qui m&apos;aident, qui m&apos;&#xe9;paulent et me disent que tout va bien se passer. Encore heureux que j&apos;ai une famille exceptionnelle, et surtout une m&#xe8;re exceptionnelle, qui malgr&#xe9; toutes les &#xe9;preuves que la vie lui a donn&#xe9;e, est l&#xe0;, soutient sa fille et l&apos;aime. C&apos;est ma&amp;nbsp; maman qui orchestre ma vie en ce moment, car je l&#xe2;che prise, je suis incapable de prendre des d&#xe9;cisions cl&#xe9;s, &#xe0; peine capable de ne pas pleurer devant ma banqui&#xe8;re. A peine capable de ne pas pleurer en rendant les cl&#xe9;s de l&apos;appartement, celui qui a abrit&#xe9; notre amour, ce truc dont j&apos;ai d&#xfb; mal &#xe0; me souvenir tellement je te hais aujourd&apos;hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pourrais le tuer, ou plut&#xf4;t les tuer tellement ils me font mal, tellement ils continuent &#xe0; m&apos;emmerder. J&apos;ai besoin d&apos;air, j&apos;ai besoin d&apos;oublier, j&apos;ai besoin que l&apos;ann&#xe9;e 2008 se termine et tr&#xe8;s vite, parce qu&apos;elle n&apos;en finit plus dans les catastrophe. J&apos;ai d&#xe9;cid&#xe9; de ne plus rien entreprendre dans cette ann&#xe9;e. De ne plus rien construire. Jusque d&#xe9;cembre. Parce que ce n&apos;est pas possible d&apos;avoir une ann&#xe9;e si pourrie. D&apos;&#xea;tre si mal. Apr&#xe8;s la maladie, apr&#xe8;s mon fr&#xe8;re, apr&#xe8;s cette rupture douloureuse, apr&#xe8;s ces probl&#xe8;mes d&apos;argent, comment on se rel&#xe8;ve? Comment on peut toujours y croire ? Comment on peut se dire qu&apos;on peut voir le bout du tunnel ? D&apos;ailleurs est ce qu&apos;il y a un bout ?&amp;nbsp; Ce n&apos;est pas que je n&apos;y crois plus, que je veux en finir, mais je baisse les bras, je ne peux plus avancer, j&apos;ai l&apos;impression qu&apos;un &#xe9;norme fardeau est sur mes &#xe9;paules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors bien s&#xfb;r, la rentr&#xe9;e qui s&apos;annonce va &#xea;tre vachement bien, bien s&#xfb;r que reprendre le sport va me faire du bien, bien s&#xfb;r que le soutien de mes amis est essentiel, bien s&#xfb;r que mes probl&#xe8;mes de fric vont s&apos;arranger puisque mes amis sont l&#xe0;, mais j&apos;ai un boule au fond du ventre, du coeur, de la gorge, o&#xf9; vous voulez en fait, qui grossit, grossit et explose d&#xe8;s que possible. Je suis fatigu&#xe9;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je passe quelques nuits avec un homme, toujours le m&#xea;me, mais l&#xe0; je ne peux plus. M&#xea;me &#xe7;a, je ne peux plus. Je voudrais quelqu&apos;un qui me fasse r&#xea;ver. Qui me fasse kiffer comme dirait les jeunes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Advienne qui pourra, j&apos;avance comme une enfant qui vient d&apos;apprendre &#xe0; marcher. Tout r&#xe9;apprendre et oublier. Parce que pardonner je ne peux pas.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 27 Sep 2008 08:41:00 GMT</pubDate></item><item><title>Dans mon nuage de fum&#xe9;e</title><dc:creator>Paradoxa</dc:creator><link>http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/08/09/10185942.html</link><category>Au jour le jour</category><comments>http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/08/09/10185942.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://paradoxa.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10185942/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/08/09/10185942.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;260&quot; height=&quot;347&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/42/40/44659/28776008.jpg&quot; alt=&quot;n505362273_1132134_6962&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans mon nuage de fum&#xe9;e, je tente de faire un demi point puisque je dois prendre aussi quelques d&#xe9;cisions importantes et apparentes, comme d&#xe9;m&#xe9;nager, m&apos;inscrire &#xe0; la fac et rencontrer ma banqui&#xe8;re !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais je tente de passer outre toutes ces commodit&#xe9;s d&apos;adultes, cela me fait tellement rire de voir tout le monde s&apos;agiter et priant pour s&apos;encha&#xee;ner &#xe0; tout cela.&lt;br /&gt;C&apos;&#xe9;tait mon Non Anniversaire, mais il y a quelque chose. Cela avait le go&#xfb;t de jamais vu et ressenti, je ne pouvais pas retirer ce sourire mon visage, je ne pouvais pas penser &#xe0; des choses n&#xe9;gatives. J&apos;&#xe9;tais avec mes amis, ces gens qui font mon quotidien parisien, ces gens qui font ma vie depuis que cet appartement n&apos;est plus vraiment le m&#xea;me.&lt;br /&gt;Ils m&apos;ont offert une multi prise. Parce que je branche beaucoup.&lt;br /&gt;Cela m&apos;a fait rire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A. et moi, on est amis, et c&apos;est agr&#xe9;able. Les vacances en Savoie m&apos;ont permise de r&#xe9;fl&#xe9;chir &#xe0; tout cela. Ou plut&#xf4;t j&apos;ai subi. Ou encore c&apos;est surtout parce que j&apos;ai pass&#xe9; la nuit avec un tr&#xe8;s bel homme et que je le revois, ce bel homme. Et m&#xea;me que le matin j&apos;ai l&apos;impression que plus rien ne pourrait me toucher. Et m&#xea;me que le matin il m&apos;embrasse, comme &#xe7;a, juste parce qu&apos;il en a envie. Plan de plusieurs soirs ou relations, je n&apos;en sais rien, j&apos;avoue que je ne sais pas trop ce que je voudrais. C&apos;est un peu comme si il y avait un grand trou en moi.&amp;nbsp; On me dit que j&apos;attire, on me dit que je resplendie, que j&apos;enchante, et que je sens le sexe.&amp;nbsp; Moi, j&apos;ai envie de jouer, &apos;j&apos;ai envie de sentir mon coeur se soulever, j&apos;ai envie de sentir des peaux sous mes doigts, j&apos;ai envie de sentir tous ces sentiments en moi. J&apos;en suis capable, je suis capable de&amp;nbsp; sentir cela. J&apos;ai envie de faire l&apos;amour pour me rendre compte que je suis vivante, que tout n&apos;est pas noir. Je l&apos;ai fais avec G. parce que je sentais que &#xe7;a serait passionnel. De l&#xe0; &#xe0; dire que nous allons construire quelque chose, c&apos;est un peu t&#xf4;t. Et je n&apos;y pense pas. Je ne m&apos;attache pas. Je ne veux pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne retourne pas sur le pass&#xe9;, je cours toujours, je reviens d&apos;Amiens, puis la Bretagne, puis Rock en Seine, puis d&apos;autres villes, d&apos;autres sourires, toujours un chapeau, rouge ou noir, mais toujours plus loin, toujours plus fort. Que je sente ce coeur se briser, se contracter, qu&apos;il sente que je vis. Avec de l&apos;alcool, avec de la drogue, avec des mains d&apos;hommes, des mains de femmes, mais toujours plus loin pour sentir cela. Donnez moi de l&apos;&#xe9;motion, donnez moi quelque chose qui me permette de comprendre ce que je viens de vivre, donnez moi quelque chose qui me fasse comprendre pourquoi tant en si peu de temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui fait mal dans l&apos;absence, c&apos;est qu&apos;on sait qu&apos;on ne pourra plus avoir de souvenirs. Que ce soit la fin de sentiments, comme avec B., que ce soit avec la mort, avec mon fr&#xe8;re. Plus jamais de nouveaux souvenirs, c&apos;est cela qui fait mal. C&apos;est comme &#xe7;a aussi que je m&apos;attache. Une course sous la pluie, tu m&apos;embrasses dans la station de m&#xe9;tro, j&apos;ai envie de toi, j&apos;ai envie d&apos;&#xea;tre contre toi, de dormir avec toi, mais je t&apos;en supplie ne m&apos;en demande pas plus. Juste des moments vol&#xe9;s, fais moi des souvenirs. De ceux qu&apos;on n&apos;oublie pas avec le temps. De ceux sur lesquels je peux r&#xea;ver. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et surtout ne dissipe pas le nuage de fum&#xe9;e.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 09 Aug 2008 17:22:46 GMT</pubDate></item><item><title>Et dans ses bras</title><dc:creator>Paradoxa</dc:creator><link>http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/07/21/9954957.html</link><category>Au jour le jour</category><comments>http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/07/21/9954957.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://paradoxa.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9954957/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/07/21/9954957.html</guid><description>&lt;p&gt;J&apos;ai l&apos;impression que le temps file beaucoup trop vite.&lt;br /&gt;D&#xe9;j&#xe0; un mois que nos corps ne se froissent plus et que tu es devenu un &#xe9;tranger qui ne comprend pas ma nouvelle vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;enchaine&amp;nbsp; les voyages, les rencontres, les bouteilles et fait nouveau les cigarettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l&apos;ouest, dans une crique, je me laisse aller, allong&#xe9;e dans ma robe africaine. Je me laisse aller aux envies, je me laisse aller &#xe0; mes r&#xea;veries de gamine de vingt ans environ. Je veux ressentir, je sens le soleil, le sable sur tout mon corps. Je me laisse aller au pr&#xe8;s de ce gar&#xe7;on qui finalement ne m&apos;int&#xe9;resse pas. C&apos;est juste pour faire comme les grandes dans les s&#xe9;ries t&#xe9;l&#xe9;. C&apos;est juste l&apos;&#xe9;t&#xe9; et je me laisse envahir par les effluves d&apos;alcool et les cigarettes, je sens les vacances me prendre tout le corps et tout le cœur surtout. Le soleil me fait un bien fou, je pourrais rester des heures sur cette plage, en priant que tout cela s&apos;arr&#xea;te, que tout s&apos;arr&#xea;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;ai l&apos;impression de rien avoir v&#xe9;cu, il ne sait rien passer cette ann&#xe9;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Texte &#xe9;crit le 17 juillet 2008, Repris le 21 juillet 2008.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne pensais pas que le temps filait aussi vite. Je me rends compte que je ne vis plus vraiment pour moi depuis un mois, ce qui est un paradoxe &#xe9;tant donn&#xe9; que je ne pense normalement qu&apos;&#xe0; moi depuis un mois. J&apos;enchaine constamment les f&#xea;tes, les week-ends champ&#xea;tres, les envies de tout foutre en l&apos;air. Et pourtant, je ne pense pas &#xe0; moi. Je fuis mon psy comme une b&#xea;te noire, je ne fais plus les courses pour moi. Aujourd&apos;hui c&apos;&#xe9;tait la premi&#xe8;re fois en un mois que je faisais des courses, que je pr&#xe9;voyais pour la semaine. Ce sont des petites choses, mais j&apos;ai du tout r&#xe9;apprendre. Je suis seule dans cet appartement, qu&apos;est ce qu&apos;on doit prendre &#xe0; manger quand on est seule ? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;ai du mal aussi &#xe0; &#xe9;crire de jolis textes, de jolies phrases que j&apos;aurais envie de relire jusqu&apos;&#xe0; plus soif, en m&apos;auto-congratulant de mes talents inn&#xe9;s et cach&#xe9;s que je peux d&#xe9;gager ici. J&apos;avoue que parfois je relis des textes que j&apos;aime particuli&#xe8;rement, rien que pour le plaisir. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n&apos;est pas que je ne vis pas de moments inoubliables, c&apos;est tout simplement que je n&apos;arrive pas &#xe0; les partager. Je n&apos;arrive pas &#xe0; expliquer ce qu&apos;il se passe dans ma vie. Et pourtant, en ce moment, beaucoup de gens y rentrent dans ma vie. C&apos;est par exemple le cas de A. &lt;br /&gt;J&apos;ai de nouveau le corps qui se noue, le cœur qui se serre, lorsque nous regardons &lt;em&gt;Paris je t&apos;aime&lt;/em&gt; ou m&#xea;me &lt;em&gt;Vier Minuten&lt;/em&gt;. J&apos;ai le corps qui se serre en regardant les &#xe9;toiles contre son torse, j&apos;ai le cœur qui palpite en dormant contre lui. J&apos;ai les yeux qui explosent lorsqu&apos;il me sourit. Je r&#xe9;apprend tous les gestes d&apos;une relation platonique, car ce n&apos;est pas une relation charnelle, m&#xea;me si parfois j&apos;en r&#xea;ve. J&apos;apprends les contours de sa personnalit&#xe9;, de son pass&#xe9;, de ses envies et de lui. &lt;br /&gt;On rentre des Vieilles Charrues, envie que le moment se suspende, que tout s&apos;arr&#xea;te, l&#xe0;, &#xe0; la gare Montparnasse. Envie encore de le regarder, de le sentir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me dis que c&apos;est si facile de se pr&#xe9;cipiter comme &#xe7;a, que tout va passer de toute mani&#xe8;re. Mais c&apos;est ce que je m&apos;&#xe9;tais dis il y a quinze jours, lorsqu&apos;il m&apos;avait dit que ce n&apos;&#xe9;tait pas possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout s&apos;ouvre, tout en &#xe9;tant d&#xe9;j&#xe0; ferm&#xe9;. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adrienne Pauly m&apos;accompagne dans ses moments o&#xf9; je pense &#xe0; lui, o&#xf9; on sait que ce n&apos;est pas possible, mais o&#xf9; on est pr&#xea;t &#xe0; imaginer que tout est possible, rien que pour le plaisir de r&#xea;ver, de s&apos;imaginer une autre vie, o&#xf9; il serait l&#xe0;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, s&apos;imaginer un monde o&#xf9; regarder des films, danser jusque plus soif et se confier, pouvait exister &#xe0; deux. La facilit&#xe9; &#xe0; deux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n&apos;y crois plus depuis quelques mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et dans ses bras, je peux.&lt;br /&gt;Je crois. Ou du moins j&apos;y crois.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 21 Jul 2008 17:28:00 GMT</pubDate></item><item><title>En regardant le ciel</title><dc:creator>Paradoxa</dc:creator><link>http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/07/06/9832797.html</link><category>Au jour le jour</category><comments>http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/07/06/9832797.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://paradoxa.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9832797/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/07/06/9832797.html</guid><description>&lt;p&gt;Je ms suis laiss&#xe9;e aller.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans&#xe9;e en regardant le soleil se coucher avec la voix de MC Solaar, la musique de Thomas Dutronc, &#xea;tre avec des gens qu&apos;on appr&#xe9;cie, danser, toujours danser et ne plus penser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je l&#xe8;ve les bras au ciel, je regarde le plus haut possible, j&apos;ai l&apos;impression d&apos;&#xea;tre au dessus de la foule, d&apos;&#xea;tre port&#xe9;e par celle-ci. Je danse sans jamais m&apos;arr&#xea;ter pour ne pas penser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ne pas penser n&#xe9;gativement surtout.&lt;br /&gt;Sur tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis avec mes amies de fac, on est finalement pareilles. Toutes les cinq. &lt;br /&gt;J&apos;avais des doutes, et en fait, non. Je suis bien avec elles, on va &#xe0; notre rythme. C&apos;est &#xe0; dire effr&#xe9;n&#xe9;e.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;Danser sur tout, pas n&apos;importe comment, &lt;br /&gt;Instants Grav&#xe9;s au laser dans la r&#xe9;tine. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je saute sur Cali et je pleure sur &lt;em&gt;Je m&apos;en vais &lt;/em&gt;comme tous ces&amp;nbsp; concerts. J&apos;appelle &#xe7;a un orgasme musical, sur les m&#xea;mes paroles, sur la m&#xea;me musique, la m&#xea;me fa&#xe7;on de le dire. Je pleure de joie, je pleure de tous ces souvenirs qui viennent d&apos;un coup. Je hurle les parole, je saute plus haut, je sens les paroles m&apos;envahir, je les ressens.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Alors je scelle ma monture, je repars &#xe0; l&apos;aventure, Je m&apos;en vais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Je regarde le ciel, il n&apos;y a pas d&apos;&#xe9;toiles.&lt;br /&gt;Je suis allong&#xe9;e dans le foin, il n&apos;y a pas d&apos;&#xe9;toiles.&lt;br /&gt;Les seules &#xe9;toiles sont celles du chapiteau o&#xf9; je danse sur de l&apos;&#xe9;lectro jusque tard dans la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois que je suis une d&#xe9;pendante affective.&lt;br /&gt;Tout le week-end j&apos;ai pens&#xe9; &#xe0; ce gar&#xe7;on avec qui j&apos;ai dormi il y a quelques jours, en tout bien tout honneur. &lt;br /&gt;J&apos;ai pens&#xe9; &#xe0; lui et &#xe0; tous ces moments qu&apos;on vit depuis un mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et je ne sais pas pourquoi cela tourne ainsi dans mon esprit.&lt;br /&gt;Peut &#xea;tre pour oublier la claque affective que je viens de me prendre, pour &#xe9;viter de courir apr&#xe8;s les fant&#xf4;mes. &lt;br /&gt;Parce que j&apos;avoue, c&apos;est mal de courir apr&#xe8;s des amours d&#xe9;chus quand justement on vient de se prendre une claque affective.&lt;br /&gt;Je ne dis pas que je regrette hein.&lt;br /&gt;Je dis juste que revenir sur le pass&#xe9;, &#xe7;a fait pas l&apos;avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;ai envie d&apos;&#xe9;motions en ce moment, d&apos;&#xe9;motions pures, comme regarder le ciel, allong&#xe9;e dans l&apos;herbe, seule ou accompagn&#xe9;e, finalement &#xe7;a m&apos;est &#xe9;gal.&lt;br /&gt;Juste regarder le ciel, regarder le ciel, et ne penser &#xe0; rien, ou seulement &#xe0; des choses agr&#xe9;able.&lt;br /&gt;Aux rires de mes amies, &#xe0; son sourire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juste regarder le ciel, allong&#xe9;e dans l&apos;herbe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 06 Jul 2008 15:53:00 GMT</pubDate></item><item><title>Du verre pil&#xe9; dans le corps</title><dc:creator>Paradoxa</dc:creator><link>http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/07/01/9777698.html</link><comments>http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/07/01/9777698.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://paradoxa.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9777698/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/07/01/9777698.html</guid><description>&lt;p&gt;Je ne sais pas ce qui m&apos;a pris exactement, cette fameuse nuit.&lt;br /&gt;Je ne comprends plus mes r&#xe9;actions.&lt;br /&gt;Je suis &#xe0; fleur de peau, &#xe0; fleur de moi, &#xe0; fleur de tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poup&#xe9;e de chiffon laiss&#xe9;e comme &#xe7;a, dans le coin de la chambre, j&apos;ai beau regarder vers l&apos;avant, j&apos;ai le ventre d&#xe9;chir&#xe9;, j&apos;ai le cerveau en d&#xe9;composition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A danser sous les lampions de ce 30 juin, j&apos;ai beau tourner, je vois toujours la douleur, je la sens toujours. &lt;br /&gt;Je tourne dans tels ou tels bras, je danse, danse, je ne devrais pas avec mon sein, mais je danse quand m&#xea;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je les regarde l&apos;un apr&#xe8;s l&apos;autre, toujours en attente, d&apos;un geste, d&apos;un regard, qui me dirait que j&apos;existe toujours, que je suis toujours belle, que j&apos;existe toujours. D&#xee;tes moi que j&apos;existe toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je marche dans ce Paris que j&apos;aime, la nuit, souvent tr&#xe8;s tard, sans musique, souvent seule. Je rentre chez moi &#xe0; la lumi&#xe8;re de mes fant&#xf4;mes. Je ne pense plus, cela est dangereux pour la sant&#xe9;. Je me sens mal, je me sens seule, je me sens abandonn&#xe9;e. Et je ne le dis &#xe0; personne. Je ne veux pas passer pour la fille qui pleure tout le temps, mais j&apos;ai tellement mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je saigne tellement au fond de moi, que mes r&#xe8;gles ne s&apos;arr&#xea;te plus depuis quinze jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;ai mal &#xe0; en creuver, d&apos;&#xea;tre abandonn&#xe9;e, de ne plus &#xea;tre aim&#xe9;e. D&apos;avoir &#xe9;t&#xe9; trahie.&lt;br /&gt;Pire que les amours que je tente d&apos;oublier depuis. Longtemps.&lt;br /&gt;Je retombe dans une sorte d&apos;addiction qui va forc&#xe9;ment me d&#xe9;truire, je le sais, je le sens, je vais encore descendre un peu plus bas, parce que je n&apos;exprime toujours pas que j&apos;ai mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;ai beau boire, baiser, danser, je n&apos;oublie pas, je n&apos;oublie pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je repense &#xe0; mes deux derni&#xe8;res ann&#xe9;es, &#xe0; tout cela, au jeu du &amp;quot;je fais comme une grande&amp;quot;. J&apos;ai l&apos;impression d&apos;avoir perdu mon temps,&amp;nbsp; de m&apos;&#xea;tre fait avoir en beaut&#xe9;. Chaque jour, je d&#xe9;couvre la vraie nature du Gros Connard qui a accompagn&#xe9; ma vie, qui a accompagn&#xe9; la d&#xe9;couverte de ma tumeur, la mort de mon fr&#xe8;re. Cela me donne envie de vomir, cela me donne envie de me foutre en l&apos;air. Je ne mange plus, je me laisse aller, l&apos;appartement prend la forme de mon mal &#xea;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je souris, je souris, je ris, je fais semblant, je me laisse aller dans les premiers bras qui veulent bien de moi, des premiers bras qui veulent bien m&apos;aimer. Je n&apos;en peux plus de faire semblant, je n&apos;en plus de sourire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce sang qui coule, qui coule.&lt;br /&gt;Et ma t&#xea;te qui tourne, qui tourne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ces larmes qui ne coulent pas, ces larmes qui ne sortent pas.&amp;nbsp; Ces larmes qui ne mouillent pas mes joues, qui ne roulent pas. Je ne comprends pas, je ne comprends plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et j&apos;abandonne. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 01 Jul 2008 15:26:47 GMT</pubDate></item><item><title>Paris &#xe0; mes pieds</title><dc:creator>Paradoxa</dc:creator><link>http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/06/28/9739420.html</link><category>Au jour le jour</category><comments>http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/06/28/9739420.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://paradoxa.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9739420/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/06/28/9739420.html</guid><description>&lt;p&gt;Je n&apos;&#xe9;crirais plus quand je n&apos;irais pas bien.&lt;br /&gt;Je n&apos;&#xe9;crirais plus quand je penserais &#xe0; lui, puisque de toute mani&#xe8;re cela ne sert &#xe0; rien !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paris, &#xe0; mes pieds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Terrasse d&apos;une grosse bo&#xee;te de graphisme, cinqui&#xe8;me &#xe9;tage, centre de paris.&lt;br /&gt;Tour Eiffel, Montmartre, Panth&#xe9;on, les immeubles de tout Paris.&lt;br /&gt;Verre de Vodka &#xe0; la main, on ne connait personne mais on est trop heureux.&lt;br /&gt;Premi&#xe8;re sortie depuis l&apos;extraction de la tumeur. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B&#xb2; avec moi, M. aussi. &lt;br /&gt;On fait des rencontres, je chante et danse devant des cadres Sup&apos;.&lt;br /&gt;M. me fait danser un rock endiabl&#xe9; devant ses gens qui &amp;quot;&lt;em&gt;Non le mois dernier j&apos;ai gagn&#xe9; 4 000 euros&lt;/em&gt;&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours les quais, ou le pont des Arts ensuite, toujours des sourires.&lt;br /&gt;Et toi, qu&apos;est ce que tu penses de tout &#xe7;a ?&lt;br /&gt;On est tomb&#xe9; en amiti&#xe9; M. J. et moi. Un joli petit trio, deux gar&#xe7;ons, une fille. &lt;br /&gt;Un homo, un coureur, un cœur bris&#xe9;.&lt;br /&gt;M&#xea;me &#xe9;nergie, m&#xea;me envie d&apos;aller plus loin que le bout de la nuit, des rencontres.&lt;br /&gt;M&#xea;me envie de ne pas se quitter, d&apos;&#xe9;changer, des bouteilles, mais aussi des trucs vrais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et je chante Muse et j&apos;attends la note que j&apos;ai toujours tenter d&apos;avoir. Ils jouent de la guitare, moi je chante.&lt;br /&gt;Je rentre toujours &#xe0; six heures du matin, ou je dors chez M. dans son lit, comme deux gamins on discute tard, on se fait un c&#xe2;lin et bonne nuit. Des gamins , une vraie amiti&#xe9; qui nait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trio improbable, de personnes qui ont mal un peu au cœur.&lt;br /&gt;Avec eux, je parle &#xe0; n&apos;importe qui dans n&apos;importe quels endroits. On &#xe9;largit nos cercles de connaissances&lt;br /&gt;On fait de jolies rencontres. De tr&#xe8;s jolies rencontres. De tr&#xe8;s jolies rencontres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je dessine sur mon miroir apr&#xe8;s la douche un avenir en couleur, un avenir accompagn&#xe9; par eux, un avenir vraiment sympa, pour une petite nana comme moi qui aime tellement faire la f&#xea;te et &#xea;tre entour&#xe9;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne veux plus voir l&apos;autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&apos;est d&#xe9;cid&#xe9; avec B&#xb2;, on prends une coloc&apos; &#xe0; la rentr&#xe9;e, et je reste &#xe0; Pairs pour le plus grand plaisir de mon petit trio, de mes amis de facs et du th&#xe9;&#xe2;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Paris est &#xe0; pieds, je succombe aux charmes et je me laisse aller.&lt;br /&gt;Vers d&apos;autres horizons. &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;</description><pubDate>Sat, 28 Jun 2008 11:37:43 GMT</pubDate></item><item><title>Mon coeur au mixeur</title><dc:creator>Paradoxa</dc:creator><link>http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/06/24/9693246.html</link><category>Au jour le jour</category><comments>http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/06/24/9693246.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://paradoxa.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9693246/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/06/24/9693246.html</guid><description>&lt;p&gt;C&apos;est toujours le m&#xea;me sentiment.&lt;br /&gt;Je n&apos;arrive pas &#xe0; le croire, je n&apos;arrive pas &#xe0; me dire que lui il a pu me tromper. &lt;br /&gt;Qu&apos;il a jou&#xe9; de ma faiblesse, pour finalement devenir plus fort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne s&apos;&#xe9;tait pas quitt&#xe9;, on avait dit qu&apos;on resterait ensemble. &lt;br /&gt;A Nancy, &#xe0; Paris, on changeait d&apos;appart&apos;, mais je t&apos;aime tu sais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, tu t&apos;en tapais une autre.&lt;br /&gt;Au moins,c &apos;&#xe9;tait fini nous deux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne veux plus te parler, te voir, je r&#xe9;apprends les &#xe9;tapes de la vie sans toi.&lt;br /&gt;Et je suis bien mieux sans toi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu le th&#xe9;&#xe2;tre, les rencontres, la nouvelle drague, on r&#xe9;apprends les gestes qu&apos;on ne connaissait plus.&lt;br /&gt;Je bois, je me couche tr&#xe8;s tard, je suis sur sc&#xe8;ne.&lt;br /&gt;Je vois le lever du soleil sur la Seine sur le Pont des Arts.&lt;br /&gt;Je t&apos;oublie. Au plus vite. &lt;br /&gt;Je me laisse souffrir aussi, pour ne pas avoir encore mal dans quelques mois quand il faudra reprendre la vie.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;On m&apos;a retir&#xe9; aussi la tumeur.&lt;br /&gt;Je me demande si ils ont vu mon cœur en morceaux, en miettes, en m&apos;ouvrant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;ai du passer au mixeur.&lt;br /&gt;Personne ne l&apos;a vu. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 24 Jun 2008 15:12:00 GMT</pubDate></item><item><title>Nouveau d&#xe9;part</title><dc:creator>Paradoxa</dc:creator><link>http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/06/12/9542526.html</link><category>Au jour le jour</category><comments>http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/06/12/9542526.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://paradoxa.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9542526/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://paradoxa.canalblog.com/archives/2008/06/12/9542526.html</guid><description>&lt;p&gt;Je ne pensais pas que j&apos;en &#xe9;tais capable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De tout plaquer et de repartir &#xe0; z&#xe9;ro, encore plus forte, encore plus s&#xfb;re de moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je fais des cycles de deux ans, o&#xf9; tous les deux ans, je plaque mon mec/une ville/des amis/des &#xe9;tudes.&lt;br /&gt;L&#xe0;, je fais tout d&apos;un coup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je repars &#xe0; z&#xe9;ro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais pas du tout comment on en est arriv&#xe9; &#xe0; cette conversation B. et moi.&lt;br /&gt;J&apos;&#xe9;tais couch&#xe9;e sur le ventre et lui aussi, on se regardait, comme si on ne se connaissait plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les mots sont venus tous seuls.&lt;br /&gt;Nous ne sommes pas pareils, nous n&apos;avons pas les m&#xea;mes envies, les m&#xea;mes attentes, je ne veux plus t&apos;attendre, je ne veux plus faire semblant.&lt;br /&gt;Je t&apos;aime mais je ne peux plus te supporter, toi et ta vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis c&apos;est l&apos;ouverture des vannes, ou plut&#xf4;t de mes poumons.&lt;br /&gt;Je respire enfin, nous respirons, notre couple en lambeaux respire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#xe8;s cette nuit o&#xf9; j&amp;quot;ai pleur&#xe9; quasiment toutes les larmes que je ne pleurais plus depuis un mois, j&apos;ai r&#xe9;ussi enfin &#xe0; me calmer.&lt;br /&gt;A appeler mon p&#xe8;re, mon meilleur conseiller financier et de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu la r&#xe9;v&#xe9;lation ce Papa.&lt;br /&gt;&amp;quot;&lt;em&gt;Pourquoi tu restes &#xe0; Paris, une ville que tu n&apos;aimes pas sp&#xe9;cialement, pour faire des &#xe9;tudes que tu n&apos;aimes pas sp&#xe9;cialement, pour retourner dans un 12m&#xb2; ?&lt;/em&gt;&amp;quot;&lt;br /&gt;Oui, c&apos;est vrai. C&apos;est vrai, pourquoi rester avec dans une ville que j&apos;aime parce que c&apos;est Paris, mais dont je n&apos;arrive toujours pas &#xe0; m&apos;adapter au bout de deux ans, avec une overdose de m&#xe9;tro, de RER et de courses. C&apos;est vrai de tr&#xe8;s bonnes f&#xea;tes, mais &#xe0; Nancy aussi. C&apos;est vrai de bons potes, mais &#xe0; Nancy aussi. C&apos;est vrai un prestige qui s&apos;appelle la Sorbonne, mais besoin d&apos;une certaine humilit&#xe9; et d&apos;un &amp;quot;foutez moi la paix&amp;quot; important. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;ai des choix de vie &#xe0; faire et je les ai fais ce mercredi 11 juin 2008 vers 9 heures.&lt;br /&gt;Gr&#xe2;ce &#xe0; mon Papa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes choix de vie je les ai fais. Je veux une vie o&#xf9; je puisse voir ma famille et mes amis, une vie o&#xf9; je peux profiter, faire du th&#xe9;&#xe2;tre, du cheval, partir en vacances et surtout toujours profiter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;ai tout &#xe0; apprendre, je r&#xe9;apprend &#xe0; marcher, je r&#xe9;apprends &#xe0; penser &#xe0; moi, ce que je n&apos;avais pas fais depuis deux ans. &lt;br /&gt;Un &#xe9;lectrochoc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien-s&#xfb;r, j&apos;aime B., je m&apos;en rends compte parce que j&apos;ai quand m&#xea;me le cœur fendu en plusieurs morceaux. Mais depuis quand je m&apos;arr&#xea;te pour quelqu&apos;un qui ne me correspond pas? J&apos;ai des tas de souvenirs qui remontent, qui me font pleurer souvent, je le prends dans mes bras le matin, et je lui demande si on en est vraiment capable, si je vais r&#xe9;ussir ce nouveau d&#xe9;part, si je vais recommencer &#xe0; croire en moi. Je le regarde encore quand il dort, il est si mignon, mon tendre Amour, mais je ne peux plus, nous ne pouvons plus vivre comme &#xe7;a, il n&apos;aura jamais le m&#xea;me rythme que moi, les m&#xea;mes envies. Je nous revois la premi&#xe8;re fois nous embrassant,&amp;nbsp; nous touchant, notre premi&#xe8;re engueulade, notre premi&#xe8;re nuit, la rencontre de ses parents, notre journ&#xe9;e &#xe0; Disney. Qu&apos;est ce que je garde finalement ? Un peu tout, peut-&#xea;tre pas les cinq derniers mois, quoique.. Si, m&#xea;me &#xe7;a je garde. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme tout Amour finissant et marquant, cela est d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;ment triste. Je pourrais passer mes journ&#xe9;es &#xe0; pleurer, &#xe0; refuser la r&#xe9;alit&#xe9;. Mais &#xe0; quoi bon ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&apos;est fini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et tout recommence. &lt;/p&gt; &lt;br /&gt;</description><pubDate>Thu, 12 Jun 2008 09:37:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>
