Au bout de Moi-même

mercredi 14 septembre 2005

Pâle Septembre..

 

camille

Pâle septembre,
 Comme il est loin le temps du ciel sans cendres,
 Il serait temps de s'entendre sur le nombre de jours qui
 jonchent le sol d'octobre

 

Mâle si tendre, au début de novembre,
devint sourd aux avances de l'amour
mais quel mal me prit de m'éprendre de lui?

 

Sale décembre,
Comme il est lourd le ciel sais-tu que les statues de sel ont cessé de t'attendre?...

 

Pâle septembre,
entends-tu le glas que je sonne?

 

Je t'aime toujours, je t'aime toujours,
Je t'aime toujours d'amour
Je sème l'amour

 

Les saisons passent mais de grâce
faisons semblant qu'elles se ressemblent...
Les saisons passent mais de guerre las
faisons semblant qu'elles nous rassemblent...

 

Mais qui est cet homme qui tombe de la tour?
Mais qui est cet homme qui tombe des cieux?
Mais qui est cet homme qui tombe amoureux?

 

Pâle septembre,
comme il est loin
le temps du ciel sans cendres
il serait temps de s'entendre...



mardi 13 septembre 2005

Inauguration

Aujourd'hui, j'inaugure dans mon blog ma rubrique "Musique, livres et Cinéma".

Tout simplement, parce que depuis quelques temps, je remarque que j'ai besoin de donner mon avis là-dessus. Et pis parce que je fais ce que je veux ! Na !

Musique

Lynda Lemay - Du coq à l'âme

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En fouillant dans les vieux Cds de ma grande soeur, j'ai découvert ce petit bijou de musique.

Cd sorti en 2000 au Québec puis quelques mois plus tard en France, Lynda Lemay nous emmène dans des ballades qui touchent tous les sujets. L'amour est bien entendu le théme principal, mais on y trouve aussi la Mort, la solitude, le sexe, la vieillesse, les choix de vie, l'adolescence, les relations parents/enfants et le mal-être.
Les paroles sont simples et vont toujours droit au but, même si il y a quelques subtilités et jeu de mot pas spécialement que Québécois. La musique épouse complétement le texte, et on sent dès les premières notes  quel théms elle va aborder. Ce qui me touche plus particulièrement, c'est que toutes ces musiques et paroles sont de elle. C'est donc une artiste complète.
Lynda nous offre ici un bel opus de sentiments humains.
Si on me demandait de choisir entres ces quatorze chansons, soit 50 minutes de bonheur, je ne saurais que choisir.
Une mention particulière pour "Roule-moi", sur les pensées intimes d'une vieille dame en maison de retraite.
Mais mon gros coup de coeur est pour "Je suis grande". Musique incroyable, elle a presque sorti l'orchestre sympho et les paroles sur une jeune femme bien sous tout rapport qui veut vivre mais qui s'y refuse.
Et je mets deux sourires pour "Bande de dégonflés" sur les pannes sexuels de ces messieurs et sur"Les maudits rfançais" parce que j'ai l'impression d'entendre un ami.

En résume, ce Cds, même ancien, est une pure merveille et chaque chanson est un voyage vers ses propres actions.
Donc J'aime.

Livres

Marc Levy - Vous revoir - 

20050826_102257_g3Présentation de l'éditeur
Si la vie offrait à Arthur et à Lauren une seconde chance de se revoir, sauraient-ils prendre tous les risques pour la saisir ? Avec cette comédie romantique, Marc Levy retrouve les personnages de son premier roman," Et si c'était vrai...", et nous entraîne dans une nouvelle aventure, faite d'humour et d'imprévus..

Commençons par le livre attendue de cette rentrée littéraire.
Je l'ai donc subtiliser sur la table de nuit de ma soeur et j'ai donc lu le sois disant "chef d'oeuvre" en une nuit. Vous revoir n'est pas du tout à la hauteur de ces grands frères. Je n'ai pas du tout aimé. Je l'ai trouvé complétement plat, sans intêret. Et pourtant, j'ai défendu Marc Levy bec et ongles contre tout ceux qui m'ont dit que c'était de la littérature de Nana.
Je suis déçue de cet opus que je trouve peu à la hauteur.
Le début est long à démarrer, j'ai décroché plus d'une fois pour répondre au téléphone, ce qui d'habitude ne m'arrive pas dans un bon livre. Le milieu est tout simplement la même chose que le premier sauf que les rôles sont inversés. La fin est baclée et on se demande comment Lauren a pu tout découvrir d'un coup de baguette de magique.
Le vocabulaire peu enrichi, le style qui devient un peu plus plat, Levy perd de son charme.
Il sait toujours raconter des histoires et a une imaginationdébordante mais. Cela ne suffit plus.
Une mauvaise note pour Levy.



 

Anna Rozen - Méfie-toi des fruits - Edition le Diletante

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Présentation de l'éditeur

L'auteur de "Plaisir d'offrir, joie de recevoir" revient avec une héroïne qui lui ressemble pour les confessions impudiques d'une pudique Amazone ou l'histoire d'une fille qui croyait au Prince charmant et en rencontre plusieurs.
Quatrième de couverture

Tous croyez vraiment que pour éprouver "le grand amour" il ne faut pas se connaître ? Ou ne se connaître qu'à peine ? Il me semble, moi, que j'aime plus, au fur et à mesure que je connais mieux... je crois que l'espèce de coup de foudre initial, s'il a lieu, se renforce avec le temps, quand on trouve chez l'autre, en plus de l'inexplicable élan, des "raisons" d'aimer. Des raisons d'avoir raison d'aimer sans raison.

Jolie fable de temps modernes, écrits assez subtilement, même si on peut regretter quelques longueurs au début. Car oui, l'auteur adore mélangre réflexion personnelles et récits ce qui fait que parfois on se sent un peu perde. Sinon, rien à dire, histoire tout à fait simple d'une jeune femme mariée qui a un amant et qui décide de garder les deux son mari et son amant, parce que c'est ainsi qu'elle s'équilibre. C'est frais, c'est drôle et j'ai dévoré ce livre. La fin est surprenante et sort des conventions de notre socièté.
Ce livre sort des chemins balisés pour nous emmener vers nos désirs inavoués et un peu plus vers le rêve.
De la pure littérature de Nana... ;)



Cinéma

Mensonges et trahisons et plus si affinités
De : Laurent Tirard
Avec : Edouard Baer, Marie-José Croze, Clovis Cornillac et Alice Taglioni
Sortie le 8 septembre 2004
sur Canal + à l'heure actuelle

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Synopsis : Un écrivain traverse une crise existentielle majeure. Il veut quitter sa petite amie du moment, doit rédiger la biographie d'un footballeur professionnel dont la femme n'est autre que l'ex-femme de sa vie...

Un petit bijou de film.

Pour nous les bloggeurs qui rêvont tous un jour d'écrire un livre, ce film est tout à fait divertissant et il pose les bonnes questions aux écrivains en herbe comme aux autres. L'histoire est tout a fait bien ficellée et le ballet de la caméra est bien orchestré. Le jeu d'Edouard Baer est époustoufflant de sincérité et de vérité. Et d'ailleurs ses collègues, eux aussi, donnent tout ce qu'ils ont et on sent comme une ambiance chaleureuse et une bonne entente. Et certains fous rires aussi qu'on devine. Pas mal de scène sont devenus incontournables, des répliques utilisées déjà dans la vie de tous les jours comme le fameux " la lacheté est le défaut le plus répandu chez l'homme, si en plus tu y ajoutes la médiocrité dans un seul homme...", ce film prend le chemin des films cultes dans notre vidéothéque.

Un seul mot : magnifique.

 

lundi 5 septembre 2005

Colore

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J'ai un sourire.
Un grand sourire.


Pourtant, je suis fatiguée, j'ai mal aux jambes, j'ai la tête comme une pastèque, j'ai... Je continue ?
J'aime bien me plaindre.

Non, ça va bien, pourtant la situation n'a pas évolué ou changé, la situation est toujours la même.
Je suis toujours vacancières, toujours à la recherche d'un studio sur Nancy, toujours en train d'angoisser pour ma prépa/fac.
Mais, ça va.

Je me suis rendue compte que j'avais treize semaines de cours en double cursus mais cela ne me fait plus peur, même si hier j'étais pas bien fière.
J'ai eu un sms de Raphael, qui m'a fait rire parce que c'était vraiment se foutre de ma poire.
Je me suis rendue compte que Lucas allait vraiment très mal et que ces déboires sentimentaux étaient là pour mieux se cacher. J'ai peur pour lui, comme j'ai peur pour Fanny.
Comme j'ai peur de perdre Guillaume mais je ne peux pas expliquer ici tout cela.
Comme j'ai peur pour Troll ou pour Rêveuse.
C'est ainsi, en ce moment, je vais plutôt bien, j'en profite pour me soucier de ceux qui 'm'aime et que j'aime.

Aujourd'hui, j'ai commencé à préparer mon "bordel" pour Nancy et c'est pas une masse à faire. J'ai un sac entier de Dico, un sac entier de livres/Cds, un sac normalement de fringues, un sac de chaussures, un sac de fournitures scolaires, un sac de feuilles blanche/carreaux petits/grands, petites/grandes, un curver de produits d'entretien et un sac de conneries en tout genre, papier important. J'imagine même pas l'état de mon studio... En tout cas, ma chambre U va être plus que remplie.
Nota => Penser à pousser les murs !


Il y a des rires et des mots qu'on aimerait bien dire, des sentiments qui s'accumulent, le bien-être et la compréhension, les envies, les désirs et tout le reste.
Y'a tout ça que je cache et garde pour moi, tout ce que je ne dirais pas pour ne pas faire fuir.
Y'a des mots murmurés le soir avant de s'endormir.
Et pis ceux que l'on rêve.
Et pis les regards qu'on oublie pas.
Les mains qu'on oublie pas.
Je n'oublie pas.
Je ne regrette rien.

Merci

 


Colore le monde, sans feutre, sans épreuves ni bombes

Indolore les murs, et coule dans le fleuve la facture

En monnaie de singe, fraîche blanche comme le linge

A jamais répand du fard sur les hommes comme le temps

 


Colore la foule , colore mes veines

Chaque jour il me révèle
En chair de poule, en dieu du ciel
Et la foule sort de mes veines
Oui comme le temps est un ami
Il colore mon pays

 

Des dieux, mes sœurs j'en vois de toutes les couleurs

Pour des cieux, mes frères s'engagent sur des routes à l'envers

Mais là haut décide, fait le ménage fait le vide

Sur la peau répand du fard sur les hommes comme le temps


Les Innocents - Colore -

vendredi 5 août 2005

Serre moi

Et crever les murs et les murmures
Je rentre tôt et je te jure
Je t'aime au fur et à l'usure
Se mentir toute seule sans faux-semblants
Mais si seulement comme avant
Je t'aime autant mais moins souvent
S'il faut danser devant les gens
Tes mains remontent mais je descends
 

Serre moi
Si aimer c'est aussi se retenir
Serre moi
Je veux m'enfuir
Serre moi
Etouffe moi d'amour avant le pire
Serre moi
Que je respire
 
La télé s'éteint et tout se fait
Et je te plains je te plais
Et compter les failles s'il fallait
 
Dessus les étoiles...
Dessous tout s'étale
Déjà la fin du bal
Un malaise qui pèse dans les malles
 
Puisqu'on ne part qu'en apparence

Que les souvenirs font la souffrance

Jenifer - Serre moi -




Petit trip avec Rêveuse ces derniers jours.
Chansons trop proche de moi.
Parce que.



lundi 13 juin 2005

Je voudrais pas crever...

Je voudrais pas crever
      Avant d' avoir connu
      Les chiens noirs du Mexique
      Qui dorment sans rêver
      Les singes à cul nu
      Dévoreurs de tropiques
      Les araignées d' argent
      Au nid truffé de bulles

      Je voudrais pas crever
      Sans savoir si la lune
      Sous son faux air de thune
      A un côté pointu
      Si le soleil est froid
      Si les quatre saisons
      Ne sont vraiment que quatre


      Sans avoir essayé
      De porter une robe
      Sur les grands boulevards
      Sans avoir regardé
      Dans un regard d'égout
      Sans avoir mis mon zobe
      Dans les coinstots bizarres


      Je voudrais pas finir
      Sans connaître la lèpre
      Ou les sept maladies
      Qu' on attrape là-bas
      Le bon, ni le mauvais
      Ne me feraient pas de peine
      Si si si je savais
      que j' en aurais l' étrenne


      Et il y a z' aussi
      Tout ce que je connais
      Tout ce que j' apprécie
      Que je sais qui me plaît

      le fond vert de la mer
      Où valsent les brins d' algue
      Sur le sable ondulé
      L' herbe grillée de juin
      La terre qui craquelle
      L' odeur des conifères


      Et les baisers de celle
      Que ceci que cela
      La belle que voilà
      Mon ourson, l' Ursula


      Je voudrais pas crever
      Avant d' avoir usé
      Sa bouche avec ma bouche
      Son corps avec mes mains
      Le reste avec mes yeux


      J' en dis pas plus faut bien
      Rester révérencieux

      Je voudrais pas mourir
      Sans qu' on ait inventé
      Les roses éternelles
      La journée de deux heures
      La mer à la montagne
      La montagne à la mer
      La fin de la douleur
      Les journaux en couleur
      Tous les enfants contents


      Et tant de trucs encore
      Qui dorment dans les crânes
      Des géniaux ingénieurs
      Des jardiniers joviaux
      Des soucieux socialistes
      des urbains urbanistes
      Et des pensifs penseurs


      Tant de choses à voir
      A voir et à z' entendre
      Tant de temps à attendre
      A chercher dans le noir

      Et moi je vois la fin
      Qui grouille et qui s' amène
      Avec sa gueule moche
      Et qui m'ouvre ses bras
      De grenouille bancroche


      Je voudrais pas crever
      Non monsieur non madame
      Avant d' avoir tâté
      Le goût qui me tourmente
      Le goût qu' est le plus fort
      Je voudrais pas crever
      Avant d' avoir goûté
      La saveur de la mort..


- J'voudrais pas crever -

Boris Vian



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