Au bout de Moi-même

mardi 8 mars 2005

L'envolée

Fuir


Fuir ma Réalité,
Me fuir,
S'enfuir au delà de moi,
Fuir, Courir, Partir au delà de ma conscience,
Courir encore et toujours.

Ne pas s'arrêter.
Je risque de comprendre.

Dix jours donnés, pour quoi, pour qui encore ?
A la recherche de quoi ? De qui ?

L'adrénaline qui monte, les sensations de flotter, la foule qui cri, moi qui lance les slogans, faire aller un cortège de combien déjà ? Je ne sais plus. Je ne sais pas...

Voir un projet se réaliser, être reçue avec des amis à la préfecture, entendre les chants, voir un fantôme, désamorcer un conflit, ne pas avoir le temps de parler.

Vite, vite, encore plus vite, Marie fonce droit devant.

Et puis redescendre.

Boire un verre avec son Jumeau...
Commencer à revenir à la réalité.
Paf ! Ça fait mal hein ?
S'énerver pour R-i-e-n.

Cet envie de pleurer et que quelqu'un me prenne dans ses bras...

J'étouffe dans ma camisole trop serrée.
J'étouffe dans ce jardin dont je vois le bout.
J'étouffe, j'étouffe, j'étouffe.

J'ai besoin d'air.
Rapidement.

Devenir celle que je ne serais jamais...

Posté par Paradoxa à 12:46 - Ancien blog "broutille" - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


mardi 1 février 2005

On arrête le temps

Un moment volé.

Quelques pas dehors.
Silence
- Cela ne serait pas Lolita Lempicka ?
- Si... Pourquoi ?
- J'ai toujours aimé ce parfum..

Silence

[ ... ]

Ma vie n'est pas grand chose en ce moment.
Ou alors elle est beaucoup trop.

J'ai totalement l'impression d'être en dehors de moi.
Ou alors d'être trop moi.

Je vis sans passion, sans sentiment, sans petite joie.
Ou alors, il y en a tellement que je ne sais pas trop par quoi commencer.

Ma vision de l'homme a changé. Ou évolué. Ou peut-être les deux.
Quand je parle à un garçon, il devient une cible potentielle de mon aura de chasseuse.
Et puis, quelques minutes plus tard, plus rien.
Avant j'aurais mis deux ou trois mois pour tuer en moi cette envie, ou pour que cette envie s'estompe.

Aujourd'hui, c'est Moi qui la tue dans l'oeuf. Comme si je me doutais de la naissance d'une passion et de sa  mort prématurée.

Je fais pareil avec mes amis. J'essaye de ne plus avoir de sentiment, de passion. Pour ne pas être déçue. Pour ne pas redescendre de ce pied d'estalle où je me suis installée. Ma vision de l'amitié a pris une bonne claque dans la figure et je ne sais pas qui saurait capable dans ma petite ville à me faire changer d'avis.

Je me retrouver à penser que l'espèce humaine manque cruellement d'Humanité, et j'ai l'impression d'être peu ou pas écoutée... Et pourtant. Je le suis.

Je cours de réunion en réunion, de cours en cours, de devoirs en devoirs.
Rien ne pourrait m'arrêter dans ces idéaux..
Et "j'oeuvre pour le Bien de la communauté lycéenne...."

Je m'oublie.
Et c'est tant mieux.

Sous la carapace blindé montée d'un grand sourire, il y a une toute petite fille, qui cri à l'aide et dont personne ne se soucie guère...

Cette solitude croissante qui n'en est pas une.
Ce sentiment de vide extrême qui me bouffe dès que je m'arrête de penser.

Seule.
Mais entourée.

Il me manque quelque chose.. Il me manque un truc putain..
J'ai perdu quelque chose, quelque part, il y a quelques temps.

Et le pire dans tout cela ? C'est que j'ai même pas mal d'être mal...

Ce que je veux ?
Ce que je veux.

Posté par Paradoxa à 13:08 - Ancien blog "broutille" - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

jeudi 27 janvier 2005

Un air de déjà vu

'aimerais bien être aussi motivée que mon dernier article.

Je suis motivée mentalement, mais une mauvaise grippe me garde au lit.

Mais, j'arrive quand même à me lever pour faire ma révolution...

Révolution de Vie.

Regarder la Vie tant que y'en a...

Moi ?
J'vais bien, t'sais. Pas d'soucis, pas trop d'amis, juste ce qu'il faut, plein d'envie et puis, toujours ce sourire...

Wais...

Et je m'envole...

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mardi 25 janvier 2005

Loinde Tout, Loin de Vous

Cela passe vite. Trop vite.

Ma vie passe comme la lumière.

Trop d'émotions, trop de nostalgie.

Et puis après ?

Oublier. S'oublier. M'oublier.

Je m'en fous des autres, moi je vis sur mes idéaux de démocratie et je m'arrête pas.

Week end passionnant. Rencontre magique. Tendresse. Douceur. Révolution. Vivre. Plus vite. Vivre encore et toujours. Y Croire Bordel ! Y CROIRE !

Et puis, le dire à personne, parce que je pense qu'ils ne pourraient pas comprendre... Besoin d'être seule avec mes émotions. Besoin d'être face à moi-même, à mes idéaux et mes rêves.

Croquer dans cette vie d'merde, parce que, franchement, elle était goutue ce week-end.

Théâtre. Syndicat Lycéen. Bras d'un Garçon. Musique. Alcool. Paris. Amis. Bisexuelle. Amies. Sourire. Nostalgie. Envie. Désir. Tendresse. Vie..

Bordel, je vis. Rien que de savoir que j'ai retrouvé ce goût de la Vie, ce goût que j'avais perdu. Ce sourire, cette envie de vivre, cette envie de me battre pour tout pour rien. Ma jeunesse. J'ai ma Jeunesse dans les mains...

Ce "fucking" de sourire que j'envoie à tous...

Merde à la Vie !
Vive ma Vie...

Une Marie qui va se battre pour effacer ses larmes...

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jeudi 20 janvier 2005

Tout en photo

1- Qui suis je ?

          

2- Qui me connait le mieux ?
Les interessés comprendront...

        

3- Quel âge ai je ?



4-Ce qui est le plus important dans ma vie ?




5- Je porte toujours :



6- Ce que je fais toujours :



7- Je suis la plus heureuse quand :
(dessin fait au théâtre par mon binôme théâtrale )



8- Mon moyen de transport favori :



9- Mes yeux sont :



10- Ce qu j'aimerais posséder :



11- Pour me détendre, je :



12- La ville dans laquelle je vis ressemble à :



13- Ma plus mauvaise habitude :



14- Mon péché très mignon...
( Merci Rêveuse... J'en avais plus... )




15- La chose dont je peux me passer



16- Une chose que vous ne savez pas sur moi :




17 - Ma Vie est :



18 - J'aimerais rester ...



19 - Ce que je supporte pas..
.
           

20 - Ce que je collectionne :





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mercredi 19 janvier 2005

Dors

e ne peux pas écrire.

Comme le reste de ma vie, je ne peux pas écrire.

Démotivée.

J'ai l'impression de vivre tous le temps les mêmes journées. Je me fous de ce qui se passe chez les autres, je me fous de ma vie. Je me fous de tout. Mon seul soutien est encore dans quelques personnes de ma classe.

J'ai beaucoup de mal à faire surface.

Je n'arrive pas. Je n'y arrive pas. Même avec toute la meilleure volonté du Monde. Je me lasse de tout, je ne suis plus patiente, je ne supporte plus rien, je suis blessée par tout.

Il y a des mots qui résonnent encore parfois. Et des expressions. Des visages qui se rappellent à moi. Des non-dits qui aurait dû être dit. Des envies et des désirs refoulés. De la peur... Beaucoup de peur que je garde en dehors de ma vie, sous ma couche de maquillage, sous ma couche de vêtement. J'oublie la peur. Je m'oublie. J'aimerais pouvoir être cette fille qui se bat pour tout, qui se bat pour rien, mais j'y arrive pas.

Je pleure dès que quelques choses ne va pas. Petit à petit, je me glisse dans cette bulle qui me déconnecte de ma réalité. J'ai peur, je suis morte de trouille. Je n'ose même pas imaginer le jour où il faudra que je sorte de cette bulle.. Je n'ose pas imaginer dans quels états ces mois de torpeur vont m'emmener.

Une réflexion sur moi ?  Un début de conscience de ce que je suis ? Je ne sais pas.

Je me traîne, me lasse. Je ne me sens plus vivante. Je suis une jolie loque au milieu de la vie.

Et même si personne ne s'inquiète vraiment, moi, en tout cas, cela m'inquiète...

J'ai envie de renouveau, de beaux sentiments et de vie. Je veux retrouver mon insouciance. Celle que j'avais il y a quelques mois. Avant. Avant quoi ? Avant moi ?

J'ai besoin de dormir... Vraiment...

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dimanche 16 janvier 2005

Sweet Dreams... ?

- Petit bout d'chou, que je garde, en ballade -
- Il fait froid, alors on court -

Week-end chargé. Emotionnellement aussi.
Cela a commencé par une banale histoire de famille, qui a fini en larmes, en pleurs, en déception.

Puis il y a eu cette fameuse crêpe party. Début difficile. Pas très à l'aise. Parce que certaines personnes étaient là.

On enchaîne avec quatre heure de baby-sitting. A courir sur le boulevard. Prendre en photo le bout d'chou, photographier les arbres... Et tout le reste.

Arriver le soir chez mon Père. Filer dans sa belle-famille. Manger comme jamais. Revenir...

Et...

Cauchemars.

Un simple viol de l'âme.

Posté par Paradoxa à 13:19 - Ancien blog "broutille" - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Prévoir les risques

Sauter dans le puit
Ne pas crier
Chair arrachée
Sang glacé
Mourir

Parfois, je suis incomprise.
Parfois, je me sens incomprise.
Parfois, j'ai envie de me comprendre.

Le cauchemar de cette nuit me trotte dans la tête. Même si j'en parle avec humour, je ne le prends pas du tout comme cela. Je le vois plus comme mon état d'esprit du moment. Les crises de larmes sont régulière. J'apprends à ressortir, à revivre, je réapprends à me forger une carapace en ne m'intéressant pas à certaines personnes. Je deviens incisive avec d'autres. J'ai plus envie de me faire marcher sur les pieds. Je suis une proie bien trop facile. Trop facile à manger, trop facile à déglutir. Malgré ce sourire, malgré mes éclats de rire, au fond, c'est toujours le Tsunami.

Je m'envole pou un rien.
Je suis prête à rêver pour un rien. Une phrase, un sourire, et je pars loin de tout. Je pars au fin fond de mon paysage et je me laisse porter.

Et je redescends pour un rien.
J'interprète mal, je n'accepte pas cette remarque, cette critique, je ne suis pas patiente. Je refuse de laisser ma fierté au placard, ranger mes idéaux entre mes deux paires de Conversses. Laisser filer le temps, les remarques, les conneries, et ne penser qu'à moi.

Seulement, je ne sais pas le faire.

Je n'arrive plus...

Mon cauchemar ?
Hôpital psychiatrique. Viol par un médecin. Longue douche où je cris. Traversé en bateau. Désir. Érotique. Noir. Rouge. Sang. Haine. Nuit. Flamme. Eau. Mort. Mort... Mort.
Mort.

Si je plongeais simplement la tête dans l'sac,
J'aurais peut-être encore un peu d'oxygène.
Si je restais la tête plongée dans l'sac,
J'aurais peut-être encore un peu de vie.

Personne ne sait consoler un vague à l'âme trop singulier.
Tout l'monde dit que cela va passer.
Seulement je sais, moi, que ça va pas passer.

[ Mélissa Mars ]

Non, ça va pas fort.
Et même Toi, tu l'as pas vu..


- Jamais je n'aurais cru -

Posté par Paradoxa à 13:15 - Ancien blog "broutille" - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

jeudi 13 janvier 2005

J'avais juste envie d'en parler

Mais tu n'as pas su m'écouter...

Le soir. C'est toujours le soir que je commence à me plonger dans cet état semi-rêve. Je suis tranquillement une montagne russe. Hier soir, je hurlais au bonheur et puis, ce soir, je me retrouve là, comme une cruche face à mon ordinateur et j'ai envie de pleurer. Pourquoi ? Je ne sais pas. J'ai juste envie de pleurer.

Ou alors, j'ai envie qu'on me prenne dans des bras, qu'on me caresse les cheveux et qu'on me dise " Ne t'inquiète pas..."
Ne t'inquiète pas de quoi aussi ?
Je suis inquiète ? J'ai peur ? Je suis stressée ?
J'ai peur... Oui.. J'ai vraiment peur. Et j'ai peur de la solitude. J'ai peur d'être misérable au sens psychologique du terme, mais aussi au sens émotionnel du terme.
J'ai peur d'être une pâle figure de moi-même.

[ ... ]

Dans cette grande maison où il était seul cette semaine, j'y ai pénétré comme je le fais depuis 5 ans tous les quinze jours. Un peu de gêne, beaucoup d'appréhension. Je retire mes chaussures et mets mes chaussons qui m'attendent en bas de l'escalier. En montant, j'aperçois dans sa poche le paquet de cigarette. Je souris. Un flot de parole. Pas un silence. De peur de laisser un malaise. De peur de laisser un trop long temps de réflexion à l'autre. Pas de silence pour montrer que nous sommes encore des inconnus.

Confidences sur confidences.
Savoir si je plais aux garçons, si j'en ai un fixe. Dire que non et le voir déçu. Tripatouiler mon appareil photo numérique et le bombarder. Lui qui n'aime pas les photos, il se laisse prendre au jeu. Je n'avais pas de photo de lui. Depuis 10 ans.
Il parle d'avenir, de son grand saut Terminale/Fac. Il donne quelques conseils tout en surveillant le repas qu'il prépare. Je regarde ce regard triste. Ces mains jaunis par la cigarette. Ce petit sourire triste. Un air familier...
Il ne cesse de me répéter que je suis de plus en plus belle, et qu'il est fier d'avoir cette petite bonne femme. Je souris vaguement. Les années de colère passent. Les années de colère et les coups de poing dans le matelas sont très loin derrière moi. Il est là, je suis là. Et personne d'autre. Depuis dix ans. Ce n'était pas arrivé. J'ai grandi pas mal. Il a vieillit un peu. Il reste ce fana de gadget. Il me sert ma bouchée à la reine, on parle de ce que je ferais l'année prochaine, qu'il viendra me voir. Et puis, il me dessine un voyage à Rome. En noir blanc, pour la couleur il faudra attendre avril. Beaucoup de souvenirs, quelques conseils... Il joue son rôle.

Si, maintenant, je suis en larme devant mon ordinateur, ce n'est pas parce qu'il m'a déçue. En deux heures, il a su me donner ce que je voulais en deux ans. Je pleure, j'ai l'impression d'avoir loupé quelque chose d'important avec mon père. J'ai loupé notre Amour.

J'ai un noeud dans la gorge. J'ai des envies de vomissement. J'ai des spasmes. Les mains qui tremblent. Des souvenirs. Des paroles. Des souvenirs. De retournement de cerveau.

Oui, Papa, je suis seule.
Oui, Papa, je pleure souvent.
Oui, Papa, je ne sors plus.
Et toi, qui ne me voit pas souvent. Toi, tu as su cela en deux heures...

Tellement semblable et trop longtemps séparés.

Moi je t'aime mon Père.

Et à qui je peux bien en parler de cela ?
Comment je peux déverser ceci ?
Je suis seule et je suis fatiguée..
Une grande fatiguée des sentiments.

Posté par Paradoxa à 13:18 - Ancien blog "broutille" - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

mercredi 12 janvier 2005

Au fil des clichés

- Clic -

Une scène des Femmes savantes de Molière prise.

- Clac -

Le sourire de ma prof.

- Clic - Clac- Clic - Clac - ( " Et maintenant vous prenez la première à droite... " )

Photos sur photos. Scènes sur Scènes.

Le soir, je recompose ma journée. Je retire les mauvais clichés. J'améliore les autres. Je contemple. Je change de formats. Et hop ! Dans le dossier. Pour un oui, pour un non, pour un signature, un cliché. Transférer par USB, classer dans l'ordinateur.

Clic ! Instant Présent immortalisé. Clac !

Cela faisait quelques mois que je voulais prendre des photos.
Et bien voilà.
C'est fait.
Photographier tous ces personnes qui font mon quotidien. Ces lieux sous d'autres perspectives. Mitraillée ma mère.

Sourire.

[ ... ]

Ce matin, je me suis laissée aller à un grand déballage d'émotions. En fouillant dans un agenda, des lettres d'un prisonnier. Lettre sur la drogue. De vraies lettres. De vrais mots. Et puis, toujours ces mots qui reviennent. " Tu ne peux rien faire contre cela". Soupirer un grand coup et me retrouver à sourire.
Sérénité. Calme.

Et m'isoler avec ce livre de Werber en salle d'étude. Et voir tous les membres de ma classe que j'apprécie venir vers la fin de l'heure avec un air " C'est bon Marie ? On peut venir dans ta bulle ?" Le respect de mon isolement. Tout en sachant le briser quand je commence à plonger dans mes pensées. Un câlin. Un bisous. Ma classe. Quand je suis en cours, je me sens bien. Même quand mes fantômes m'envoient des papiers. Même quand mes fantômes se moquent de moi. Ils sont là. Mes amis.

Je suis heureuse. C'est assez bête à dire. Mais dans mes coups de blues, je suis heureuse. Il y a toujours quelques choses qui arrive à me faire rire, sourire, et à donner une claque aux mauvais songes.

J'ai eu envie de baisser les bras. J'ai eu envie de jeter le torchon. Je l'ai fais. Mais les rencontres ont fait que cela va un peu mieux...

Il me manque toujours quelque chose, mais dans l'instant présent, mon équilibre est un peu près parfait.

J'ai envie d'être heureuse.
Rien que pour moi.

Sweet Dreams...

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